Little Charo saisons 1 et 2 : où était Shota, et pourquoi se souvient-on de Charo le cherchant jusque dans l’au-delà ?

Dans la première série, Charo perd Shota à l’aéroport de New York et cherche à retourner au Japon pour le retrouver.

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Little Charo saisons 1 et 2 : où était Shota, et pourquoi se souvient-on de Charo le cherchant jusque dans l’au-delà ?

Résumé

Quand on se souvient de Little Charo des années plus tard, deux récits peuvent facilement se fondre en une seule aventure très dure : « Charo a été séparé de son maître Shota à New York, l’a cherché sans relâche, puis l’a finalement suivi jusque dans un endroit ressemblant à l’au-delà. » En réalité, ce souvenir combine la première histoire new-yorkaise et Little Charo 2: Adventure in the Middle World.

Dans la première série, Charo perd Shota à l’aéroport de New York et cherche à retourner au Japon pour le retrouver. Shota se trouve au Japon, tandis que son père Ichiro vient ensuite à New York et recherche Charo. Dans la deuxième série, la situation s’inverse : Shota est grièvement blessé, son âme est entraînée dans un « trou noir » et Charo le suit jusqu’au Middle World, un monde situé entre la vie et la mort.

Une fois les deux souvenirs fusionnés, Charo devient « le chien qui a cherché Shota de New York jusqu’à la frontière entre la vie et la mort ».

1. Que se passe-t-il dans l’histoire de New York ?

Charo est un chiot né au Japon et sauvé par Shota lorsqu’il est encore petit. Il voyage ensuite à New York avec Shota et sa famille, mais une erreur à l’aéroport le laisse derrière eux au moment de leur retour au Japon.

À partir de là, l’objectif est clair : retourner au Japon et revoir Shota. À New York, Charo rencontre Dread, Margherita, Candy, Tomoko et d’autres personnages qui lui offrent aide, amitié et sécurité temporaire.

Selon NHK Enterprises, la série new-yorkaise compte 50 épisodes pour 246 minutes de programme principal et a été diffusée d’avril 2008 à mars 2009. Chaque épisode dure en moyenne environ 4 minutes 55 secondes.

2. Alors, où était Shota ?

C’est la partie la plus drôle avec le recul et aussi la plus facile à exagérer.

Une présentation de NHK Publishing datant de 2025 décrit le dénouement comme la question de savoir si Charo pourra retrouver Shota, situé « de l’autre côté de la mer, au Japon ». À la fin de l’histoire, il est également précisé que le père de Shota, Ichiro, vient à New York et cherche Charo.

La plaisanterie « ce n’est pas un abandon d’animal ? » se comprend donc. Mais il serait inexact de présenter comme canon l’idée que la famille a simplement abandonné Charo sans rien faire. Le récit suit presque exclusivement Charo et montre très peu le côté japonais.

Pour le spectateur, le contraste reste néanmoins saisissant : Charo lutte pendant 50 épisodes dans une ville étrangère tandis que Shota est au Japon.

3. Une structure de « rencontre puis séparation »

Le cœur émotionnel de l’histoire new-yorkaise ne se limite pas au retour à la maison. Charo se retrouve seul, rencontre quelqu’un, construit une relation de confiance, trouve une sécurité provisoire, puis doit de nouveau faire ses adieux.

solitude → rencontre → confiance → sécurité provisoire → séparation → reprendre la route

Pour un programme d’apprentissage de l’anglais, la charge émotionnelle est inhabituelle. Les nouveaux personnages ne servent pas seulement à introduire des expressions : ils permettent à Charo de survivre, de grandir et d’accepter les pertes.

C’est pourquoi le souvenir de rencontres et d’adieux répétés reste si fort.

4. Pourquoi la deuxième série faisait-elle peur ?

Le début de Little Charo 2 est réellement sombre. Shota tombe d’une berge en essayant de sauver Charo et est grièvement blessé. Un mystérieux homme-oiseau entraîne son âme dans un « trou noir ». Charo saute à sa suite et atteint le Middle World, un monde entre la vie et la mort.

Officiellement, il ne s’agit pas de l’enfer. Mais il est naturel qu’un souvenir d’enfance transforme cet univers en « au-delà » ou en « endroit semblable à l’enfer ».

Surtout, l’obscurité continue jusqu’à la fin. Parmi les titres officiels apparaissent des idées telles que « Adieu pour toujours », « Tentation », « Vie », « Évasion » et « Vivre ». La deuxième série n’a donc pas seulement quelques épisodes inquiétants : la vie et la mort constituent la base même du récit.

5. Cinquante épisodes chacune, mais une durée totale relativement courte

La première histoire compte 50 épisodes et 246 minutes. Little Charo 2 compte également 50 épisodes, 266 minutes, et a été diffusée en 2010–2011. Un épisode de la deuxième série dure en moyenne environ 5 minutes 19 secondes.

« 50 épisodes » évoque une très longue série, mais l’ensemble de la deuxième ne dure qu’environ 4 h 26. Rapporté à des épisodes d’anime de 24 minutes, cela correspond à environ 11 épisodes.

Les deux premières histoires totalisent 100 épisodes et 512 minutes, soit environ 8 h 32. Comme elles ont été diffusées progressivement sur de longues périodes, le voyage pouvait sembler bien plus long dans un souvenir d’enfance.

6. Pourquoi les deux séries se mélangent-elles dans la mémoire ?

Ce n’est pas seulement une erreur de mémoire.

Premièrement, Shota est le moteur de Charo dans les deux séries. Dans la première, Charo veut revenir auprès de lui. Dans la deuxième, il veut le ramener de la frontière entre la vie et la mort.

Deuxièmement, les deux histoires suivent séparation, recherche, rencontre, nouvelle séparation et progression vers les retrouvailles.

Troisièmement, de très courts épisodes vus sur une longue période laissent davantage de souvenirs émotionnels que les numéros de saison : « Charo cherchait Shota », « il est allé dans un monde sombre », « il devait sans cesse dire adieu ».

La mémoire finit donc par monter sa propre super-histoire : Charo perd Shota à New York et continue à le chercher jusqu’au monde des morts.

7. Pourquoi l’histoire survit davantage que les leçons d’anglais

La particularité de Little Charo est que beaucoup de spectateurs se souviennent du récit avant de se souvenir des leçons d’anglais.

Dans la présentation de la réédition de 2025, NHK Publishing décrit une idée comparable : le public suit l’anglais parce qu’il veut savoir ce qui arrive à Charo, faisant de l’apprentissage de la langue un moyen plutôt qu’une fin unique.

Autrement dit, on suit l’anglais parce que l’histoire compte. C’est pourquoi la série utilise des thèmes puissants : perte, solitude, amitié, séparations répétées, mort et survie.

Des années plus tard, ce qui reste n’est pas forcément la grammaire, mais l’impression : « ce chien rencontrait toujours quelqu’un avant de devoir lui dire adieu », « la deuxième série était étonnamment effrayante » et « j’étais persuadé qu’il avait suivi Shota jusque dans l’au-delà ».

Conclusion

  • Histoire de New York : Charo est séparé de Shota à New York et tente de le rejoindre au Japon. 50 épisodes, 246 minutes.
  • Fin de la première histoire : Ichiro, le père de Shota, vient à New York et cherche Charo.
  • Deuxième série : Shota est grièvement blessé, son âme entre dans un trou noir et Charo le suit au Middle World. 50 épisodes, 266 minutes.
  • Pourquoi elle fait peur : le décor se situe entre la vie et la mort et traite de séparation, tentation, vie et retour.
  • Quand la mémoire fusionne tout : « Charo cherche Shota de New York jusqu’à l’au-delà ».

La version comique serait : « Je pensais que Charo était allé jusqu’en enfer pour chercher Shota, alors que dans la première série Shota était au Japon. » Cette confusion fonctionne parce que Little Charo est une histoire sur le fait de continuer à avancer à travers les séparations pour quelqu’un qui compte.


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