Attention, spoilers du chapitre 65 du manga, également publié dans le tome 17. Il ne s'agit pas de la version roman en ligne, dont l'histoire diffère.
Quelqu'un hurle. Rain grimace. Son voisin trouve le moyen de faire pire. Dans Chi-Fuyo, demander cinq minutes de calme relève presque de la quête légendaire.
Et voilà que le chapitre 65 change la couleur de tous ces gags : Rain a appris à faire le pitre lorsqu'il était enfant, parce qu'il voulait attirer l'attention de son père.
Pardon ? On venait rire d'un héros insupportable, pas découvrir les blessures d'un petit clown.
Un enfant qui voulait un regard, pas une salle comble
Le jeune Rain cherchait une réaction chez un père peu attentif à son égard. Il allait jusqu'à imiter un chien. Une blague d'enfant ? Oui, en apparence. Mais son objectif change ce qu'on y lit.
Faire le clown pour s'amuser, c'est une chose. Se transformer en spectacle parce qu'on a l'impression de ne pas exister autrement, c'en est une autre.
Son public rêvé ne comptait peut-être qu'une seule personne.
Difficile de repérer l'étrangeté quand tout le monde est fou
C'est le génie du décor : les autres personnages passent eux aussi leur temps à hurler et à agir de façon absurde. Rain semble parfaitement intégré dans un univers où le cri de panique sert parfois de ponctuation.
Le prince Dura perçoit pourtant une nuance : Rain ne se contente pas de plaisanter. Il se sert aussi de son numéro pour atteindre les autres. Une scène autrefois uniquement drôle peut alors devenir un peu douloureuse.
Cela ne signifie pas que chacune de ses blagues soit un mensonge. Une habitude prise par besoin peut devenir une facette sincère d'une personne. Et certaines absurdités n'ont pas de sens caché. Inutile de convoquer un psy pour chaque grimace.
Un don pour créer des liens, mais pas sans conséquences
L'humour de Rain désamorce parfois des situations lourdes et lui permet d'approcher des compagnons blessés par la vie. Le résumé officiel insiste sur sa façon lumineuse d'accueillir ceux qui ont perdu leur place.
Mais une pirouette comique peut aussi repousser une discussion ou une décision difficile. Quand quelqu'un attend une réponse sérieuse, un nouveau gag ne suffit pas.
Le chapitre refuse donc l'explication trop facile : son comportement est à la fois une force pour aider les autres et une difficulté qu'il doit apprendre à surmonter. Une enfance triste n'efface pas tous les problèmes.
Cet homme peut ajouter des points de puissance absurdes à un équipement. Pourtant, enfant, il tentait d'augmenter sa propre valeur à coups de pitreries devant son père. Quelle ironie.
Le plus beau ne serait pas qu'il cesse d'être drôle, mais qu'il comprenne enfin : même sans numéro, ses amis resteront là.
Et si tout le monde se remet à hurler deux pages plus loin ? Eh bien, on est toujours dans Chi-Fuyo.
Références (1)
Chapitre 65 officiel · Tome 17, éditeur · Résumé officiel · Réactions de lecteurs · Article d'un lecteur
