Description : Dans la saison 11 de Love Is Blind, une comparaison maladroite a été diffusée juste après la polémique de Shane Gillis dans Saturday Night Live. La chronologie et l'interview de Morrey expliquent ce drôle de hasard.
Morrey Eglin a cité l'humoriste Shane Gillis dans Love Is Blind pour illustrer une idée sur la séduction : selon lui, un homme qu'il trouve peu séduisant peut sortir avec des femmes attirantes. La scène a été mise en ligne le 14 octobre 2026, quelques jours après un monologue controversé de Gillis dans Saturday Night Live. Cela ressemble à une pique d'actualité. Pourtant, la conversation avait été enregistrée plus d'un an auparavant.
Pourquoi juger le physique dans une émission où l'on ne se voit pas ?
Dans Love Is Blind, les célibataires discutent depuis des cabines séparées et peuvent se fiancer avant de se rencontrer en personne. La onzième saison se déroule à Boston. Morrey a choisi Gillis comme exemple pour soutenir son raisonnement sur l'attirance. Le mot « moche » reflète son appréciation personnelle, pas une vérité sur le physique du comédien ni un verdict de l'émission.
Le hasard d'un calendrier télévisuel
Le 10 octobre, Gillis a présenté Saturday Night Live. Des remarques sur les vêtements portés par les femmes à la salle de sport ont suscité des critiques. Le 14 octobre, Netflix a diffusé les cinq premiers épisodes de la saison 11 de Love Is Blind. Le nom de Gillis a ainsi surgi dans une conversation de téléréalité sans rapport avec ce sketch. Entertainment Weekly a interrogé Morrey le 17 octobre, puis l'histoire a été reprise le 20. Les dates de diffusion se suivent, mais les enregistrements sont séparés de plus d'un an.
Comment Morrey a-t-il réagi ?
Morrey a expliqué à Entertainment Weekly qu'il ne choisissait pas la date de sortie des épisodes. Il a reconnu parler souvent avant de réfléchir et a affirmé admirer le talent comique de Gillis. Il a également précisé qu'apprécier un artiste ne revient pas à approuver chacune de ses déclarations.
Il s'est aussi montré gêné en revoyant certaines de ses propres scènes. Il avait assuré qu'il dominait les rendez-vous dans les cabines ; avec le recul, il s'est moqué de cette assurance excessive. Celui qui distribuait des jugements sur l'apparence d'autrui a dû regarder ses propres fanfaronnades à la télévision.
Le double décalage qui rend la scène étrange
Premier paradoxe : une émission construite sur l'idée de dépasser les apparences fait entendre un jugement sur le physique d'un tiers. Deuxième paradoxe : une conversation ancienne semble commenter une polémique récente, uniquement parce que les sorties coïncident. Ce n'est pas un dialogue organisé entre deux émissions, mais une rencontre fortuite entre la télévision enregistrée et l'actualité.
Conclusion
Morrey ne répondait pas au monologue d'octobre de Gillis dans SNL. Il employait une comparaison peu délicate sur les relations amoureuses, bien avant sa diffusion. La date de sortie et son entretien ultérieur expliquent l'impression de pique calculée. Ironie finale : dans une émission qui veut mettre le physique de côté, c'est une remarque sur le physique qui a retenu l'attention.
